Le rapport RAMSAR 2018 tire la sonnette d’alarme, le rythme de disparition des zones humides s’accélère. Immenses réservoirs de biodiversité et de carbone, leur destruction aggrave pourtant les problèmes climatiques…
  • 12,1 millions de km² de zones humides dans le monde
  • 1/7e de la population mondiale dépend des zones humides
  • 40% des espèces vivent ou se reproduisent dans les zones humides
  • Moins de 20% des zones humides mondiales sont protégées

La Convention internationale sur les zones humides a averti que ces écosystèmes disparaissaient à un taux alarmant, sous les effets du changement climatique et de l’urbanisation, et de l’impact de l’évolution des modèles de consommation sur l’utilisation des terres et de l’eau dans l’agriculture.

Cette convention, signée en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar et entrée en application en 1975, est le traité international le plus ancien dans le domaine de la protection de l’environnement. Il a été ratifié par 170 pays.

Les auteurs du rapport expliquent qu’entre 1970 et 2015, environ 35% des zones humides de la planète (lacs et rivières, aquifères souterrains, marécages, oasis, tourbières, estuaires, mangroves, récifs coralliens, etc. mais aussi tous les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture et les rizières) ont disparu.  Aucune région n’est épargnée.

Pour les experts, il est d’autant plus important de préserver les zones humides qu’elle jouent un “rôle essentiel” dans les efforts déployés en vue d’une régulation du climat mondial. Ainsi, par exemple, les tourbières, qui ne couvrent que 3% de la superficie de la planète, stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde. Les marais, herbiers et mangroves sont aussi des écosystèmes riches en carbone.

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Le rapport dans son intégralité.