Parc de Furfooz2018-11-06T11:58:33+00:00

Description du projet

Parc de Furfooz

Propriété de la Ville de Dinant qui en a confié la gestion à Ardenne & Gaume dès 1948 via un bail emphytéotique de 99 ans, le parc de Furfooz se situe dans la basse vallée de la Lesse entre Houyet et Dinant. Il occupe l’intérieur d’un large méandre situé en rive droite peu après l’arrivée de la rivière dans les roches calcaires du plateau condruzien. Le site se présente comme un vaste plateau entrecoupé par un vallon encaissé dans lequel un ruisselet, le Sébia, coule de façon intermittente.

La réserve présente un magnifique ensemble de pelouses calcicoles mésophiles et xériques, des falaises plus ou moins verticales ainsi que des milieux boisés très diversifiés, allant de l’érablière de ravin sur les fortes pentes ombragées à la hêtraie calcicole ou encore la forêt alluviale en bord de Lesse. Au cours des âges, l’action de l’eau sur la roche calcaire a façonné un nombre impressionnant de phénomènes karstiques plus spectaculaires les uns que les autres.

La flore des pelouses et de leurs lisières est particulièrement riche et comprend de nombreuses espèces rares telles que la globulaire (Globularia bisnagarica), la phalangère à fleurs de lys (Anthericum liliago), le millepertuis des montagnes (Hypericum montanum) et l’ophrys abeille (Ophrys apifera). On peut également y observer de nombreux pieds de genévrier (Juniperus communis). Les parois les plus verticales sont le domaine de l’ail à tête ronde (Allium sphaerocephalon), de la lunetière (Biscutella laevigata), de l’arabette des sables (Cardaminopsis arenosa), de la fétuque des rochers (Festuca pallens) de l’épervière précoce (Hieracium glaucinum), de la laitue vivace (Lactuca perennis), de la mélique ciliée (Melica ciliata), de l’oeillet prolifère (Petrorhagia prolifera), du libanotis des montagnes (Seseli libanotis) ou encore du cétérach (Ceterach officinarum), une petite fougère qui colonise les fissures.

Les forêts de ravins constituent l’habitat privilégié de fougères telles que la scolopendre (Asplenium scolopendrium) et le polystic à soies (Polystichum aculeatum). En bas de pente, on trouve la lunaire vivace (Lunaria rediviva) et la dentaire à bulbilles (Cardamine bulbifera).

La flore bryophytique est également intéressante: citons notamment Amblystegium confervoides, Anomodon longifolius, Apometzgeria pubescens, Eucladium verticillatum, Plasteurhynchium striatulum, Porella arboris-vitae, Seligeria pusilla,… Des lichens peu communs ont également été observés: Acaraspora glaucocarpa var. cervina, Bacidia bagliettoana, Calicium viride, Caloplaca alociza, C. chalybaea, Opegrapha mougeotii, O. vermicellifera, Peltigera horizontalis, Porpidinia tumidula,…

La faune est riche de nombreux insectes, dont les papillons constituent sans doute l’élément le plus visible: grand mars changeant (Apatura iris), nacré de la ronce (Brenthis daphne), demi-deuil (Melanargia galathea), argus bleu nacré (Polyommatus coridon),..En incluant les papillons de nuit, on dénombre pas moins de 660 espèces de lépidoptères dans la réserve!

Les oiseaux, les reptiles et les chauves-souris ne sont pas en reste. En effet, le parc accueille de nombreuses espèces de rapaces: buse variable (Buteo buteo), bondrée apivore (Pernis apivorus), faucon pélerin (Falco peregrinus), hibou grand-duc (Bubo bubo), hibou moyen-duc (Asio otus), chouette hulotte (Strix aluco),… De plus, le martin-pêcheur (Alcedo atthis) et le cincle plongeur (Cinclus cinclus) fréquentent les berges de la Lesse. Quant aux cavités souterraines, elles abritent de nombreuses chauves-souris, dont les deux espèces de rhinolophes (Rhinolophus hipposideros et R. ferrumequinum).

Au niveau herpétologique, on peut noter la présence de deux espèces de serpents (couleuvre à collier Natrix natrix et coronelle lisse Coronella austriaca) et trois espèces de lézards (lézard des murailles Podarcis muralis, lézard vivipare Zootoca vivipara et orvet fragile Anguis fragilis).

La gestion vise principalement à entretenir et développer les surfaces de pelouses calcaires et leurs lisières. Pour ce faire, une partie du troupeau de l’association y passe la majeure partie de la saison et des chantiers de travaux mécaniques sont régulièrement menés.

Le site de Furfooz constitue également un élément majeur du patrimoine historique et archéologique wallon car il fut occupé par l’homme dès la préhistoire. En témoignent les nombreuses découvertes effectuées dans les grottes mais également la présence des ruines d’une forteresse romaine et médiévale et en particulier d’un établissement thermal antique, reconstruit à l’identique sur ses fondations et fonctionnel. Unique dans notre pays !

La partie historique de la réserve peut être visitée tous les jours d’avril à octobre moyennant le paiement d’un droit d’entrée (gratuit pour les membres d’Ardenne & Gaume). La réserve dite « intégrale » est accessible uniquement lors des visites guidées qui sont organisées régulièrement.

Plus d’informations (horaires, tarifs, accès) au sujet des visites : www.parcdefurfooz.be ou https://www.facebook.com/parcfurfooz/

Bibliographie : SGIB n°17 – bibliographie

Caractéristiques

STATUT

Réserve naturelle agréée (arrêté du 12 décembre 1991) SITE LCN 6616 ; Site classé (Arrêté royal du 18.07.1980)

SGIB ASSOCIÉ

SGIB n°17

ANNÉE DE CRÉATION

1948

SUPERFICIE

51ha 77a 61ca

CONSERVATEUR

Christophe Goffin – contacter le conservateur

Cartographie

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