Fange de Mirenne2018-11-06T09:23:47+00:00

Description du projet

Fange de Mirenne

La petite réserve de la Fange de Mirenne se trouve au nord-est du plateau des Tailles, à moins de 5 km de sites aussi célèbres que la Grande Fange, le Thier de Bihain et la Montagne de Colanhan. C’est un îlot préservé, entouré presque de toutes parts par des pessières, sauf du côté sud, où subsiste un fragment de boulaie pubescente.

Elle occupe, à une altitude de 520 mètres, une zone de sources légèrement inclinée vers l’est, d’où s’écoulent des ruisselets dont le ruisseau de Mirenne et son petit affluent, le ruisseau de Provedroux, tributaires du bassin du Glain.

La narthécie (Narthecium ossifragum) y colonise les suintements. Cette liliacée peut former des peuplements très denses qui se couvrent de grappes de fleurs d’or au début de l’été. En Wallonie, on ne l’admire pratiquement qu’en Haute Ardenne. Une orchidée fort rare, l’orchis des sphaignes (Dactylorhiza sphagnicola) et la linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum polystachion) l’accompagnent.

Une grande partie du site est recouverte par un bas-marais acide riche en laîche à bec (Carex rostrata), laîche noire (C. nigra), laîche étoilée (C. echinata) et par une lande tourbeuse qui groupe la callune (Calluna vulgaris), la bruyère quaternée (Erica tetralix), la myrtille (Vaccinium myrtillus), la linaigrette vaginée (Eriophorum vaginatum), le scirpe cespiteux (Trichophorum cespitosum subsp. germanicum), l’orchis tacheté (Dactylorhiza maculata) et un tapis de sphaignes. Celles-ci servent de support à une plante minuscule, à la tige mince comme un fil, aux feuilles ténues et aux délicates fleurettes roses, la canneberge (Vaccinium oxycoccos), cette petite plante est nourricière de la chenille d’une espèce de paillon de jour très originale : le nacré de la canneberge (Boloria aquilionaris). A la fin de l’été, cette éricacée boréale donnera naissance à des fruits rouges énormes pour sa taille (parfois un centimètre de diamètre!), qui mûriront blottis dans les mousses et servaient jadis de dessert à la gélinotte autrefois présente sur le site. La trientale (Trientalis europaea), d’aspect bien étrange avec sa fleur à sept pétales et sept sépales, pousse parmi les populations de fougère-aigle (Pteridium aquilinum), en bordure de la réserve.

Parmi les oiseaux les plus remarquables de la réserve, on note la présence de la bécasse des bois, du cassenoix moucheté et du sizerin flammé.

Caractéristiques

STATUT

Réserve naturelle agréée (arrêté du 23 juillet 1992) SITE LCN 6627

SGIB ASSOCIÉ

SGIB n°19

ANNÉE DE CRÉATION

1987

SUPERFICIE

01ha 68a 90ca

CONSERVATEUR

Elisabeth Jowa – contacter le conservateur – 080/78 53 06

Cartographie

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